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ENQUETE DE SATISFACTION

Cette enquête est destinée aux lecteurs de la lettre de la MDPH.
Afin d'améliorer ce support d'information et de communication pour qu'il soit le plus en adéquation possible avec les attentes de ses lecteurs, cette enquête vise à :

  • Mieux identifier qui sont les différents lecteurs actuels
  • Connaître leur degré de satisfaction et recueillir leur attentes.

Le questionnaire est anonyme.
Nous vous remercions vivement pour l'intérêt que vous porterez à ce projet.

Pour répondre à l'enquête, cliquez sur le lien

EDITO

La Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) est composée de représentants du Département, des services de l'Etat, des organismes de protection sociale, d'organisations syndicales, d'associations de parents d’élèves et de représentants des personnes handicapées et de leur famille, proposés par des associations représentatives.
Les membres sont élus pour une durée de 4 ans renouvelable.

Le 25 avril dernier, les membres des différents collèges constituant la CDAPH ont été renouvelés. A cette occasion, Madame SARDOU et moi-même avons remercié tous ceux qui ont contribué à la bonne organisation et au fonctionnement des commissions. Leur implication, leur présence régulière, leur partage d'expérience et leur regard bienveillant ont été une richesse partagée dans l'intérêt des personnes en situation de handicap.

Pour ce nouveau mandat, nous avons vu une véritable mobilisation des associations représentatives souhaitant s'impliquer au sein de la CDAPH. 7 postes de titulaires et 21 postes de suppléants étaient à pourvoir. 24 associations, grâce à leurs bénévoles, ont proposé 50 candidatures. Ainsi, une vraie pluralité des handicaps représentés, existe au sein de la CDAPH tout en garantissant à chaque association, au moins un siège en tant que titulaire ou suppléant.

Cette implication du monde associatif nous permet d'envisager avec confiance, le développement d'une dynamique partenariale attendue au titre de la démarche "Réponse accompagnée pour tous".

Je remercie tous les nouveaux membres de la CDAPH pour leur engagement ainsi que ceux qui ont renouvelé leur mandat. Je remercie enfin, Madame SARDOU d'assurer la présidence de cette CDAPH avec beaucoup d'humanité, et souhaite à cette nouvelle "équipe" d'avoir des échanges aussi riches et constructifs que lors de la précédente mandature.

Nadège ARNAULT
Première Vice-présidente du Conseil départemental en charge des affaires sociales.

A LA UNE

La pair-aidance ou pairémulation s'appuie sur l'expertise des personnes en situation de handicap.

Les personnes concernées par un handicap, leur famille et les associations les représentant sont celles qui peuvent le mieux, à côté des professionnels, être en appui pour faciliter une réponse la plus adaptée possible au projet de l'enfant ou de l'adulte.
Pour les personnes en situation de handicap, la pair-aidance "c’est la transmission de l'expérience, par les personnes handicapées autonomes, pour des personnes handicapées en recherche de plus d'autonomie, dans le but de renforcer leur conscience sur leurs possibilités, leurs droits et leurs devoirs".

Aujourd'hui, cette notion intéresse vivement les politiques publiques pour construire et développer l’axe 3 de la démarche "Réponse accompagnée pour tous".

Professionnels du secteur médico-social, mais aussi des administrations, familles et pair-aidants vont devoir collaborer, s'interroger sur les rôles et les limites de chacun pour co-constuire des réponses au projet de vie des personnes en situation de handicap.
Comment leur expérience peut venir en complément de l'accompagnement réalisé par les professionnels ?
Quelles pratiques peuvent-être développées et formalisées avec les pair-aidants pour accompagner vers l'autonomie les personnes qui expriment ce projet ?
Quelles places dans l'accompagnement au sein des établissements sociaux et médico-sociaux peut-on dédier à ces pairs ?
Comment les associations représentant les personnes handicapées peuvent-elles être associées aux instances :

  • Pour valoriser leur expertise et développer un accompagnement par les pairs au sein des établissements et services ?
  • Pour favoriser la mise en place d'une conciliation par des pairs en complémentarité avec d'autres dispositifs existants ?

Mais il faudra aussi se questionner sur le statut du pair-aidant ? Sur sa formation voire sa professionnalisation ? Comment cette expérience qu'il va partager avec d'autres, pour les accompagner vers plus d'autonomie, va-t-elle être valorisée ? Comment le pair-aidant va-t-il lui-même être accompagné dans sa posture relationnelle ?

Il reste beaucoup de réponses à trouver. L'organisation de la journée départementale autour de la démarche "Réponse accompagnée pour tous" le 4 juin dernier, a permis aux professionnels et aux associations d'entamer une réflexion sur les pratiques existantes sur notre territoire.
C'est un nouvel axe de collaboration qui s'ouvre entre les associations, les établissements et services, et les partenaires institutionnels pour enrichir les pratiques de chacun et coopérer dans l'élaboration de parcours de vie, en adéquation avec les souhaits et les potentialités des personnes en situation de handicap.

DEFINITION

Définition des déficiences sensorielles par le Docteur de Gaudemaris, médecin à la MDPH.

Les déficiences sensorielles

La déficience visuelle désigne les troubles liés à la fonction visuelle qui persistent après traitements. Elle est définie à l'aide de deux critères que sont l'état du champ visuel (étendue de l'espace qu'un œil peut saisir) et la mesure de l'acuité visuelle.

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit cinq catégories de déficience visuelle :

  • moyenne (acuité visuelle corrigée entre 3/10ème et 1/10ème, avec un champ visuel d'au moins 20°)
  • sévère (acuité visuelle corrigée entre 1/10ème et 1/20ème, avec un champ visuel entre 10° et 20°)
  • profonde (acuité visuelle corrigée entre 1/20ème et 1/50ème, avec un champ visuel compris entre 5° et 10°),
  • cécité presque totale (acuité visuelle corrigée inférieure à 1/50ème, mais perception lumineuse préservée, avec un champ visuel inférieur à 5°) et
  • cécité absolue (pas de perception lumineuse).

Les personnes appartenant aux trois premières catégories sont considérées comme malvoyantes. Celles appartenant aux deux dernières catégories sont considérées comme aveugles.
Ces normes ne suffisent pas à apprécier finement une déficience visuelle. Il faut aussi quantifier la vision de près, savoir si la vision des couleurs est altérée, si la vision nocturne est concernée.

La déficience auditive se caractérise par la difficulté à communiquer, ceci parce que l'on n'entend pas ou parce que l’on ne comprend pas ce que l'on entend. Elle peut concerner une seule oreille (déficience unilatérale) ou les deux oreilles (déficience bilatérale).

  • Dans la déficience auditive légère (perte auditive comprise entre 20 et 40 décibels - d.b), la parole est perçue mais mal.
  • Pour la déficience auditive moyenne (perte entre 40 et 70 d.b), seule la voix forte et articulée est comprise.
  • Dans la surdité sévère (perte entre 70 et 90 d.b), la personne entend des sons et des bruits mais ne peut pas toujours faire le tri.
  • La surdité profonde (perte supérieure à 90 d.b) est presque totale ; seuls certains sons graves peuvent être perçus.

Une personne atteinte de surdité légère ou moyenne est dite malentendante.

ENFANCE

Les élèves scolarisés peuvent bénéficier d'une visite médicale organisée par l'Education nationale et la Protection Maternelle Infantile (PMI) à l'école maternelle.
La grande majorité des enfants ayant une déficience visuelle et/ou auditive est scolarisée dans des classes ordinaires dans le cadre de l'école inclusive. En fonction de l'évaluation des besoins, l'élève peut bénéficier de matériel adapté (ex : émetteur micro, ordinateur, machine Perkins, loupe ...) suite à une notification de décision MDPH ; le matériel nécessaire est mis à disposition par l’Education nationale.
L’enfant peut également bénéficier d’un Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap (AESH). Cette personne-ressource ainsi peut l'aider, pendant un nombre d'heures défini par la CDAPH, dans le cadre de sa scolarité, en favorisant l'autonomie de l'élève.
L'accompagnement des élèves a lieu dans :

  • Les actes de la vie quotidienne
  • L'accès aux activités d'apprentissage (éducatives, culturelles, sportives, artistiques ou professionnelles)
  • Les activités de la vie sociale et relationnelle.

Les ULIS (Unités Locales d'Inclusion Scolaire) permettent à des élèves ayant des déficiences auditives ou visuelles, d'être scolarisés dans une même classe au sein d'un établissement scolaire, afin de bénéficier de temps d'apprentissages adaptés et de temps d'inclusion dans une classe correspondant à leurs compétences.

La coordination des soins peut être assurée par un SESSAD (Service d'Education Spéciale et de Soins à Domicile). Il apporte aux familles conseils et accompagnement, il favorise l'inclusion scolaire et l'acquisition de l'autonomie. Cette prise en charge globale est réalisée par une équipe pluridisciplinaire. L'âge des enfants pris en charge est compris entre 3 et 20 ans. Il varie selon l'agrément de chacun des services. En Indre-et-Loire, le CRAPI (Centre Régionale d'Audiophonologie Infantile) intervient auprès d'enfants avec des troubles auditifs et l'IRECOV (Institut de Rééducation et d'Education pour la Communication, l'Ouïe et la Vue) auprès d'enfants ayant des troubles auditifs et/ou visuels, suite à une notification d'orientation vers un SESSAD par la CDAPH.
Ces différentes associations proposent une large offre de services, tant pour l'enfant que pour sa famille, en fonction de leurs besoins et de l'âge de l’enfant.

Contact :
IRECOV, 31 rue de la Loire - B.P 7523 - 37075 Tours cedex 2 - 02 47 54 20 52 - irecov@wanadoo.fr
CRAPI, 16 rue de la pierre – 37100 Tours – 02 47 51 21 23 - accueil.crapi@apajh37.org www.apajh37.org

ECHO DU MEDICO-SOCIAL

Le Centre Régional Basse Vision (CRBV)

Le CRBV est un établissement de santé géré par la Mutualité Française d'Indre-et-Loire.
Le CRBV propose un service de rééducation fonctionnelle prenant en charge des patients en situation de déficience visuelle. Ils doivent être adressés par leur médecin ophtalmologiste.
Cette structure installée à Ballan-Miré permet d'accompagner des patients en hôpital de jour, en provenance de toute la région.
Un programme de réadaptation individualisé est proposé au patient selon son état de santé et ses besoins par une équipe pluridisciplinaire : médecin ophtalmologiste, orthoptiste, ergothérapeute instructrice en autonomie à la vie journalière, psychomotricienne instructrice en locomotion, opticienne, psychologue et assistante sociale.

La MDPH et le CRBV ont signé une convention permettant de déléguer l'évaluation des besoins au CRBV pour des demandes auprès de la MDPH. L'équipe pluridisciplinaire s’appuie sur les évaluations réalisées par le CRBV, ce qui permet un meilleur délai dans la réponse apportée aux bénéficiaires.

Contact : CRBV, 24 rue Bois Gibert - 37510 Ballan-Miré – 02 47 25 21 31 - accueil@crbv-tours.net

COTE CITOYENNETE

La Langue des Signes Française (LSF) : une langue à part entière

La langue des signes est un des piliers de la culture sourde. Elle a été développée en France en 1760 par L'Abbé de l'Epée qui s’inspira du mode de communication de deux jumelles sourdes, pour instruire d'autres enfants sourds.

Dans la même période, le courant "oraliste" s'amplifie. Les "oralistes" pensent que les sourds doivent apprendre à parler pour s'intégrer dans la société.
Le congrès de Milan en 1880, tenu par une majorité des participants entendants et oralistes, décrète "que la méthode orale pure doit être préférée". Cette "préférence" a eu des conséquences dramatiques pour les sourds : pendant 100 ans la langue des signes a été proscrite, utilisée uniquement dans les associations de sourds. Dans les instituts de sourds, les élèves signaient en cachette. La langue des signes s'est alors appauvrie.
1970 : la communauté sourde française commence à revendiquer son identité linguistique et culturelle.
2005 : la loi n°2005-102 du 11 février 2005 dit "Dans l'éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit".

La LSF est une langue visuelle qui a son propre alphabet, son lexique et sa syntaxe.
Son alphabet est dactylologique : chaque lettre de l'alphabet latin que nous utilisons à l'écrit possède une retranscription signée.
La LSF possède un lexique de signes permettant d'exprimer des mots et des concepts. Ce lexique est en perpétuelle expansion et s'adapte aux évolutions de la langue française et à la création de nouveaux mots. Elle possède sa propre syntaxe, sa propre grammaire et n'est pas une traduction pure et simple du langage parlé français. L'ordre des mots est différent entre le langage signé et le langage parlé.
La LSF ne possède pas de conjugaison. La ligne du temps est perpendiculaire au corps et le locuteur positionne son récit dans l'espace. Le passé est dans son dos, le présent au niveau de son corps et le futur est devant lui.
Chaque pays a sa propre langue des signes, mais grâce aux similitudes, une personne sourde qui voyage, comprend en quelques heures la langue du pays où elle se trouve.

Pour les personnes atteintes de surdi-cécité, on peut utiliser la langue des signes tactile (la personne posera ses mains sur les mains de son interlocuteur qui signe) ou l'alphabet de Lorm, technique qui consiste à pianoter dans la paume de la main de la personne sourde aveugle pour épeler les mots en respectant la position des lettres prévue par cet alphabet.

Les gestes issus de la langue des signes française sont de plus en plus utilisés pour entrer en communication avec des personnes non verbales afin de permettre une communication alternative. Ils sont également appris dans certaines structures de la petite enfance, pour permettre à de très jeunes enfants qui n’oralisent pas encore, de pouvoir s'exprimer avec les mains.

Apprendre la LSF en Indre-et-Loire

Service d'interprètes en LSF

Le Langage Parlé Complété (LPC)

Le Langage Parlé Complété est un code qui rend visible le message verbal aux enfants sourds ou malentendants. C'est une technique qui complète l'information fournie par la lecture labiale (lecture sur les lèvres) et qui consiste à accompagner la parole par l'apposition de la main près du visage.
Chaque syllabe, se visualise grâce à la place de la main autour du visage qui correspond à une voyelle, et à la forme des doigts qui représentent la consonne. Ce code est surtout utilisé auprès des enfants pour faciliter l'acquisition de la langue française.
https://alpc.asso.fr/

Le braille

Le principe du braille est d'utiliser le sens du toucher pour l'écriture et la lecture au moyen de points en relief. L'écriture braille fut inventée en 1829 par Louis Braille. Devenu aveugle à la suite d'un accident, à l'âge de trois ans, il poursuivit ses études à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles, fondée par Valentin Haüy. On y enseignait la lecture et l'écriture à l'aide d'un alphabet en relief; mais cette méthode présentait de nombreux inconvénients.
En 1821, Louis Braille fit la connaissance de Charles Barbier de la Serre qui avait inventé un système d'écriture tactile accessible aux aveugles. Après plusieurs années de recherches fondées sur cette méthode, Louis Braille mit au point l'écriture orthographique braille telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Ce système utilise le principe de la cellule braille formée de 6 points en relief et, grâce aux 63 combinaisons de cette cellule, Louis Braille obtint une écriture pouvant être utilisée aussi bien pour les mathématiques que pour la musique.

Apprendre le braille en Indre-et-Loire

VIE DE LA MDPH

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) : compenser la déficience sensorielle

La loi de 2005 a mis en œuvre le principe du droit à compensation. La personne handicapée a droit à la compensation quels que soient l'origine et la nature de la déficience, son âge et son mode de vie. La PCH est une aide financière versée par le département. Elle permet la prise en charge de certaines dépenses liées au handicap.

Au niveau des aides humaines
  • Les personnes atteintes d’une surdité sévère, profonde ou totale, qui recourent à un dispositif de communication adaptée nécessitant une aide humaine bénéficient pour leurs besoins de communication d’un forfait d'aide humaine de 30 heures par mois, sur la base d'un tarif d'emploi direct, soit 389.10 euros (au 1 avril 2018).
  • Les personnes atteintes de cécité c'est-à-dire celles dont la vision centrale est nulle ou inférieure à 1/20ème (un vingtième) de la vision normale, bénéficient d’un forfait de 50 heures par mois, sur la base du même tarif, soit 648.50 euros (au 1 avril 2018).
Au niveau des aides techniques

Les personnes atteintes de déficience auditive et/ou visuelle, entrainant un impact significatif dans la vie quotidienne, peuvent être éligibles à la Prestation de Compensation du Handicap. A ce titre, elles peuvent bénéficier de financements pour l'achat d'aides techniques ou l'aménagement de leur logement. La PCH ne peut pas intervenir pour financer des aides techniques liées à l’adaptation du poste de travail (dans ce cas, il faut se mettre en lien avec le CAP EMPLOI - SAMETH).
Selon la demande, une évaluation des besoins est réalisée par l'ergothérapeute de la MDPH ou l'équipe pluridisciplinaire qui s'appuie sur des préconisations effectuées par des équipes médico-sociales spécialisées.

  • Exemple d'aides techniques pour les personnes atteintes de déficience auditive : appareils auditifs, systèmes de signalisation lumineuse des sons (flash pour la sonnette de porte par exemple), appareils d'amplification ... Selon la demande, il est possible de rencontrer l'ergothérapeute de la MDPH pour une évaluation des besoins et si cela est nécessaire, en présence de Madame Lannier, interface en LSF. Pour les demandes d'appareillages auditifs, l'évaluation repose sur la prescription du médecin O.R.L et l’expertise de l'audioprothésiste.
  • Exemple d'aides techniques pour les personnes atteintes de déficience visuelle : matériels d'aide à la lecture (télé agrandisseurs, loupes électroniques ...), à l'utilisation de l'outil informatique (logiciel d'agrandissement de caractères, synthèse vocale ...) ou de matériels d'aide à la communication (téléphone adapté). Le logement peut aussi être adapté en fonction des besoins (pose de nez de marches en relief, de mains courantes de guidage, de luminaires à éclairage spécifique ...). Selon la demande, il est possible de rencontrer l'ergothérapeute de la MDPH ou l'équipe s'appuie sur l’expertise du CRBV.

L’ensemble des demandes est examiné en équipe pluridisciplinaire. Un Plan Personnalisé de Compensation (PPC) est envoyé à la personne, puis sa demande est étudiée en CDAPH.
Au vu des coûts de certaines aides techniques et d'un reste à charge pouvant être important pour les personnes, celles-ci peuvent solliciter le Fonds Départemental de Compensation (FDC). Le FDC intervient lorsque le bénéficiaire a fait valoir l'ensemble de ses droits (PCH, aides financières auprès des prestations extra-légales des Caisses d'Assurance Maladie, du Fonds d'Action Sociale des Mutuelles ou de caisses de retraite).
Pour cela, il suffit de compléter le formulaire FDC disponible sur le site www.mdph37.fr ou de contacter Madame Daluzeau, ndaluzeau@mdph37.fr.

EMPLOI-FORMATION

Des dispositifs adaptés également en matière de formation et d’emploi

La formation

Lorsque le projet professionnel de la personne nécessite une étape de formation et que celle-ci ne peut se dérouler dans un organisme de formation ordinaire, les Centres de Rééducation Professionnelle (CRP) répondent à la compensation du handicap par un accompagnement médico-psycho-social.
Le Centre de pré-orientation (CPO) et le Centre de Rééducation Professionnelle (CRP) de Fontenailles (37) peuvent accueillir des personnes, quelle que soit la déficience.
Certains CRP ont développé une spécificité liée au handicap visuel ou auditif et permettent une prise en charge plus adaptée. Un grand nombre de CPO/CRP adhère à la Fédération F.A.G.E.R.H : https://fagerh.fr.
Pour suivre une formation en CPO, ou en CRP, il faut avoir une notification d’orientation par la CDAPH.

La recherche d'emploi ou le maintien en emploi

Les aides financières et services de l'AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion professionnelle des Personnes Handicapées), interviennent lorsque l'entreprise recrute ou préserve l'emploi d’un salarié dont le handicap est reconnu (liste des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés sur www.travail-emploi.gouv.fr).
Les prestations d'appui spécifique (P.P.S.) ont pour objet d'apporter un appui expert et d'identifier précisément les conséquences du handicap au regard du projet professionnel de la personne et les moyens de le compenser. Elles sont mobilisables et prescrites par le référent de parcours de Pôle emploi, Cap emploi ou de la Mission locale.
Les prestations sont réalisées par des organismes partenaires spécialisés en fonction du type de handicap. En Indre-et-Loire, pour la déficience auditive il s’agit de l’URAPEDA (Union Régionale des Associations de Parents d’Enfants Déficients Auditifs), et pour la déficience visuelle du SIADV (Service Interrégional d’Appui aux adultes Déficients Visuels).

De la même manière, le FIPHFP (Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) peut également être sollicité pour les agents des trois fonctions publiques, afin de financer l'intervention de ces organismes experts.

AGEFIPH : Numéro vert 0 800 11 10 09 - www.agefiph.fr
FIPHFP : www.fiphfp.fr
URAPEDA : 03 80 30 66 21 – contact@urapeda-bofc.fr
SIADV : www.mfcvl.com/etablissements/handicap/37-indre-et-loire/ballan-mire/service-interregional-dappui-aux-adultes-deficients-visuels

Le travail en milieu protégé

Enfin, les Etablissements et Services d’Aides par le Travail (ESAT) du département accueillent des travailleurs avec différents types de déficience. En cas de nécessité d’un accompagnement très spécifique, des ESAT (hors département) ont développé un soutien lié à une typologie de handicap. Par exemple : l'ESAT Le Clair Logis à Oucques (41) accueille des personnes sourdes, l'ESAT La Chaume à Saint Benoit (86), accueille des adultes avec surdi-cécité.

VIE DES ASSOCIATIONS

Déficience auditive : Associations

  • Association des Sourds d’Indre et Loire, 8 bis rue Camp de Molle - 37000 Tours

Propose des cours de LSF sur 5 niveaux, des ateliers bébés signes et des stages intensifs. Les cours sont donnés par des professeurs de LSF, sourds et diplômés. Des rencontres entre adhérents sont organisées dans l'année (galette des rois, soirées jeux, sorties en forêt...).

Déficience visuelle : Associations

Association de proximité au service des personnes malvoyantes ou aveugles et de leur famille (écoute, soutien, aide administrative, cours de braille, activités culturelles et de loisirs, informatique …)

A pour vocation de mettre en contact des personnes aveugles ou malvoyantes avec des bénévoles prêts à les aider (les auxiliaires).

Propose des sensibilisations à la déficience visuelle, initie des activités ou des manifestations.

Mettre en place des formations, des temps d’informations pour les aidants, créer des liens avec les autres associations, permettre de rompre l’isolement.

Rôle d’information, de sensibilisation auprès des utilisateurs de chiens guides mais aussi des collectivités, du grand public, organisation d’actions et de manifestations.

LOISIRS, SPORT, CULTURE

Culture

Compagnie théâtrale pour acteurs débutants et confirmés. Enfants et adultes entendants et sourds (le professeur signe en LSF)

Documents variés pour les loisirs ou les études (CD, DVD, textes lus, ressources numériques ...), présence d’une boucle magnétique pour les personnes déficientes auditives dans chaque site, animations gratuites, services adaptés aux personnes en situation de handicap.

Sports

AGENDA

Retrouver toutes les actualités sur www.mdph37.fr